Un territoire modelé par l’homme… mais où la nature conserve ses droits
À l’évocation du Mâconnais, on pense spontanément à ses coteaux viticoles, à la lumière dorée sur les pierres des vallons, à ses villages groupés autour d’un clocher roman. Pourtant, le Mâconnais ne se résume ni à son patrimoine bâti ni à ses parcelles cultivées : une part discrète mais essentielle de son identité réside dans la présence persistante de la nature sauvage.
Si l’empreinte humaine s’est faite prégnante au fil des siècles — paysage recomposé par la vigne, le bocage, les routes —, il subsiste des reliques bien vivantes de milieux longtemps considérés comme marginaux ou de peu de valeur : forêts, prairies naturelles, combes oubliées, falaises et pelouses sèches. Ces fragments de nature, enchâssés dans un contexte rural dynamique, sont le poumon vert, le réservoir biologique et parfois l’écrin de pratiques discrètes (cueillette, observation, marche).
Difficiles à quantifier précisément, ces espaces couvrent, d’après la DREAL Bourgogne-Franche-Comté, encore près de 29 % de la surface du Mâconnais sous différentes formes (forêts feuillues, zones humides, espaces rocheux et pelouses sèches). À l’aube du XXI siècle, la question de leur place dans le paysage, des enjeux qu’ils cristallisent et des regards qu’on leur porte, ne cesse de prendre de l’ampleur.